Service itinérant : un seul SIRET peut-il couvrir toute la France ?
4 février 2026
Le cadre légal du SIRET : ce qu’il faut retenir
Pour commencer, rappelons qu’il existe deux identifiants fondamentaux pour toute entreprise en France : le SIREN et le SIRET. Le SIREN est un numéro unique à neuf chiffres attribué par l’INSEE à toute entreprise nouvellement créée. Une fois que ce SIREN est attribué, il peut être conservé pendant toute la vie de l’entreprise (sauf en cas de cessation d’activité définitive ou de dissolution). Jusque-là, rien de bien compliqué : le SIREN, c’est comme la carte d’identité de votre entreprise, votre « numéro de carte vitale » entrepreneurial, si vous préférez un peu d’humour.
Le SIRET, quant à lui, est une extension du SIREN. Il inclut le SIREN (les neuf premiers chiffres) + un code de cinq chiffres supplémentaire appelé NIC (Numéro Interne de Classement). Cette combinaison SIREN + NIC forme donc le SIRET, un identifiant à quatorze chiffres, spécifique à chaque établissement de votre entreprise. Oui, j’insiste sur ce point : on parle bien de chaque « établissement ». Donc, si vous ouvrez plusieurs sites physiques pour votre activité, vous allez potentiellement vous retrouver avec plusieurs SIRET différents.
Mais qu’appelle-t-on un « établissement » au sens de l’administration française ? De façon officielle, c’est « tout lieu où l’entreprise exerce une ou plusieurs activités ». Concrètement, cela peut être un local commercial, un bureau, un entrepôt, un atelier, et parfois un siège social distinct. Dès lors, si vous opérez dans un seul et unique emplacement, vous n’aurez qu’un seul numéro SIRET. Par contre, si vous développez votre affaire sur plusieurs adresses fixes, l’INSEE exigera que vous ayez un SIRET par établissement. Maintenant, qu’en est-il lorsque vous vous déplacez ? Le concept de « lieu » est soudain plus difficile à saisir.
Service itinérant : le défi du multi-terrain
Imaginons un food truck qui se déplace dans tout l’Hexagone, suivant les meilleurs festivals gastronomiques. Ou encore, un consultant en informatique qui propose ses services de Paris à Marseille en passant par Lyon. Dans ces situations, vous n’allez pas établir un local fixe dans chaque ville, évidemment. Vous avez un siège social, c’est là que vous recevez votre courrier administratif, et puis vous sillonnez la France librement, parfois sur de longues périodes.
La question qui se pose est : « Dois-je déclarer un établissement dans chaque ville (ou région) dans laquelle j’exerce ? » La réponse est plutôt rassurante : non. Lorsque votre activité n’implique pas d’ouverture de local fixe, et que vous opérez, par définition, en tant que service itinérant, vous n’êtes pas tenu de multiplier les SIRET.
En effet, si vous aviez besoin d’un SIRET pour chaque ville où vous posez vos valises, ce serait tout simplement ingérable, aussi bien pour vous que pour l’administration ! La logique administrative reconnaît que votre establishment (pour reprendre un anglicisme) reste le même, c’est le siège social déclaré lors de l’immatriculation de votre entreprise. C’est de cette adresse principale que dépend votre inscription au Registre du commerce et des sociétés (RCS), pour une société commerciale, ou au Répertoire des métiers (RM) si vous êtes artisan.
Un seul SIRET pour toute la France : est-ce légal ?
Alors, venons-en au cœur du sujet : un seul SIRET peut-il réellement couvrir toute la France ? La réponse est généralement oui, sous certaines conditions. Je précise « généralement » car il faut que l’entreprise respecte quelques règles de base :
- Absence de locaux secondaires : vous n’occupez pas de façon permanente d’autres locaux que votre siège social déclaré.
- Prestation de services itinérante réelle : vos déplacements sont continus ou réguliers, et ne constituent pas l’ouverture d’un point de vente fixe.
- Même nature d’activité : vous restez dans le cadre de l’activité déclarée. Si vous décidez de rajouter une activité supplémentaire, ce n’est pas forcément un nouveau SIRET qu’il vous faut, mais il faudra mettre à jour votre objet social ou votre code APE auprès de l’INSEE.
Tant que vous fonctionnez ainsi, vous pouvez parfaitement exploiter votre numéro SIRET principal dans différentes villes, régions, et même dans les DOM-TOM si votre ambition est de voyager encore plus loin. Après tout, rien n’empêche un consultant ou un food truck d’aller tester la Réunion ou la Guadeloupe, tant qu’il déclare ses recettes correctement et respecte la réglementation locale.
Comment distinguer un service véritablement itinérant d’un établissement secondaire ?
Dans la pratique, il peut exister des zones de flou. Prenons l’exemple d’un artisan coiffeur itinérant. À force de fidéliser sa clientèle, il décide de louer un local un jour par semaine dans une ville voisine pour accueillir ses clients. Si le local loué chaque semaine est considéré par l’administration comme un établissement stable, il se peut qu’on vous demande d’enregistrer un second établissement, et donc d’obtenir un second SIRET.
De même, si vous tenez à intervalles réguliers un stand dans un marché couvert, toujours au même endroit, et que vous payez un loyer ou un droit d’occupation fixe, l’administration peut également considérer que vous avez « un établissement secondaire ». Dans ces cas précis, vous ferez probablement face à l’obligation de demander un deuxième SIRET. Ce n’est pas dramatique, mais c’est une formalité supplémentaire, et cela peut avoir un impact sur la gestion administrative de votre entreprise (taxe foncière des entreprises, obligations déclaratives, etc.).
La leçon à retenir : si vous êtes véritablement itinérant et que vous n’avez pas de point fixe en dehors de votre siège social déclaré, vous avez le droit de n’utiliser qu’un seul SIRET pour couvrir toute la France. En revanche, dès lors que vous vous installez durablement quelque part, que ce soit quelques jours par semaine ou plusieurs mois par an, vous risquez de devoir créer un établissement secondaire, avec un SIRET distinct.
Mon expérience de consultant : cas concrets
Permettez-moi de partager quelques histoires vécues au contact des entrepreneurs, qui illustrent bien la réalité de la question SIRET et service itinérant :
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Le commercial itinérant : un de mes clients, représentant commercial, parcourt chaque semaine plus de 1500 kilomètres pour visiter ses prospects dans les régions Centre, Hauts-de-France et Grand Est. Il ne possède qu’un siège social dans sa maison, qu’il a déclaré comme adresse officielle. Il n’a pas de bureau ni d’agence. Dans ce cas, un seul SIRET suffit amplement pour son activité : il est en déplacement continu et ne s’installe nulle part ailleurs.
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Le magasin ambulant de produits fermiers : un autre entrepreneur de ma région a opté pour un concept de camions itinérants proposant des produits du terroir. Ses deux camions fonctionnent dans toute la zone Sud-Ouest, se déplaçant de marché en ville en marché rural. Il a choisi de déclarer un siège social dans la ferme parentale, et il n’a aucune boutique fixe. Encore une fois, un seul SIRET lui suffit, car il s’agit d’une activité véritablement nomade.
En revanche, si ce même entrepreneur avait dû louer un local commercial dans la grande ville voisine pour y faire un point de retrait permanent, alors il aurait dû déclarer un établissement supplémentaire. Cela signifie un nouveau SIRET, avec un nouveau NIC. Voilà la logique administrative : c’est l’absence ou la présence de locaux fixes (hors siège social) qui détermine si vous devez multiplier les SIRET.
Les démarches à connaître pour déclarer votre siège social
Lors de la création de votre entreprise, vous devez déclarer une adresse de siège social. Si vous créez une société, par exemple une SARL ou une SAS, vous indiquerez l’adresse du siège social dans vos statuts. Pas de statuts à rédiger si vous êtes micro-entrepreneur, mais vous devrez tout de même déclarer votre domicile, ou un local dédié, auprès du Centre de Formalités des Entreprises (CFE).
Une fois cette formalité accomplie, l’INSEE vous attribuera un SIREN, et rapidement un SIRET pour votre établissement principal. C’est ce numéro qui vous rend « visible » administrativement. Si d’aventure, plus tard, vous accédiez à un second local permanent, vous devrez alors passer à nouveau par le CFE pour déclarer ce local et obtenir un second SIRET. Dans le cadre d’une activité réellement itinérante, vous n’avez qu’à renseigner l’adresse de votre siège, et le tour est joué.
À noter que certaines professions (notamment réglementées) exigeront des démarches complémentaires. Par exemple, si vous êtes artisan taxi et que vous sillonnez la France, vous devrez vous rapprocher des autorités compétentes pour votre licence. Dans la majorité des cas, cependant, la gestion d’un service itinérant reste assez straightforward pour ce qui concerne le SIRET.
Les vérifications : pourquoi est-ce important ?
Vous l’aurez peut-être remarqué : dans mes articles, je parle souvent de vérifications de SIRET et de CRM. Pourquoi est-ce si essentiel ? Eh bien, que vous soyez prestataire de services ou commerçant itinérant, vous allez sans doute conclure des contrats avec différents partenaires, fournisseurs ou clients. Pour établir une relation de confiance, rien de tel que de vérifier la validité de leur SIRET. Cela permet de s’assurer que votre interlocuteur est bel et bien enregistré et qu’il ne s’agit pas d’une entreprise fictive ou de quelqu’un jouant avec la réglementation.
De même, lorsqu’on vous demande vos coordonnées officielles, vous indiquerez invariablement : votre numéro SIRET principal (puisque vous n’en avez qu’un si vous êtes itinérant). Et pour une bonne traçabilité, l’ensemble des documents commerciaux (factures, devis, etc.) doivent porter correctement la mention du siège social et du numéro SIRET. C’est une obligation légale qui vous protège tout autant qu’elle protège vos clients.
Si vous souhaitez intégrer un système automatisé de vérification du SIRET dans votre CRM ou sur votre site, vous pouvez tout à fait vous tourner vers des solutions en ligne. Par exemple, vous pouvez également vous référer à ce lien simulé qui détaille une démarche complète de vérification pour être sûr de la conformité de vos partenaires.
Le point sur la multiactivité
J’aimerais ajouter un petit complément concernant la multiactivité. Vous vous demandez peut-être : « Si je propose plusieurs prestations au sein du même service itinérant, dois-je me soucier de multiples SIRET ? ». En réalité, ce n’est pas la diversité de vos services qui détermine le nombre de SIRET, mais bien le nombre d’établissements. Vous pouvez très bien être consultant en stratégie la semaine et formateur le week-end, sous la même structure, tant que c’est prévu dans l’objet social (pour une société) ou dans la déclaration de votre micro-entreprise.
Toutefois, si vous souhaitez ajouter une activité radicalement différente, par exemple du e-commerce en parallèle d’un service de coiffure, il faudra sans doute mettre à jour votre code APE auprès de l’INSEE et, dans certains cas, définir clairement la nature de vos activités principales et secondaires. Mais cela ne génère pas nécessairement un nouveau SIRET ; c’est plutôt sur le plan légal (régime social, assurances, obligations spécifiques) que vous pouvez relever d’autres contraintes.
Risques de confusion et astuces pour éviter les tracas
Même avec une activité itinérante, vous n’êtes pas à l’abri d’un petit quiproquo administratif. Par exemple, il n’est pas rare de voir des entrepreneurs itinérants établissant un contrat de bail pour un stand saisonnier sur la côte, ou pour un kiosque estival en haute montagne. Sur le papier, ils se considèrent comme « itinérants », mais dans la réalité, l’administration considère qu’ils ont un local fixe (même s’il est temporaire).
En cas de contrôle, il est donc crucial d’avoir un dossier à jour. Voici quelques éléments à vérifier régulièrement :
– Vos contrats de location ou d’occupation : assurez-vous que les dates et les modalités prévoient un usage véritablement ponctuel. Si la location est permanente, l’administration peut voir cela comme un établissement secondaire. – Vos statuts ou votre déclaration : si vous modifiez la structure de votre entreprise ou si vous étendez vos activités, n’oubliez pas de mettre vos documents officiels à jour. – Vos déclarations au CFE : toute modification dans votre mode d’exploitation (passage d’itinérant à semi-sédentaire) doit être déclarée. Vous éviterez ainsi les mauvaises surprises lors d’un contrôle fiscal ou d’une vérification de l’URSSAF.
Pour limiter les confusions, soyez aussi très clair dans votre communication et dans votre documentation interne. Par exemple, mentionnez explicitement sur vos cartes de visite, vos supports de communication, ou vos devis, que vous êtes « prestataire itinérant » (ou « food truck itinérant », etc.). Cette précision peut éviter des malentendus et montrer votre bonne foi.
Les implications fiscales : ce qu’il faut savoir
En France, que vous soyez sédentaire ou itinérant, vous êtes tenu de déclarer vos revenus et de payer vos impôts. Là où la question du SIRET peut avoir un impact, c’est si vous devez payer des taxes locales, comme la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises). Normalement, cette cotisation est due dans la commune où se situe votre établissement. Si vous n’avez qu’un siège social, vous paierez la CFE uniquement à cet endroit. Toutefois, si vous avez un établissement secondaire, vous risquez de payer la CFE également dans la commune où se trouve ce second établissement.
Il en va de même pour la TVA : ce n’est pas l’adresse qui influence directement votre taux ou votre déclaration, mais la nature de l’activité et le régime fiscal que vous choisissez. Toutefois, si vous gérez plusieurs établissements aux activités distinctes ou si vous travaillez avec plusieurs SIRET, vous devez être très organisé pour bien séparer la comptabilité de chaque structure.
Heureusement, dans la majorité des cas de service itinérant, ces complications fiscales restent limitées, car on ne gère qu’une seule entité légale à une seule adresse. Cela fait au moins un point positif dans l’équation administrative !
Les avantages et inconvénients d’avoir un seul SIRET
Au risque de me répéter, avoir un seul SIRET présente de nombreux avantages :
– Simplicité administrative : vous n’avez pas à jongler entre plusieurs déclarations, plusieurs comptes bancaires ou plusieurs contrats. – Visibilité juridique : vous êtes clairement identifié comme une seule entité. Vos clients et partenaires s’y retrouvent plus facilement. – Optimisation des coûts : vous ne payez qu’une seule fois la CFE pour votre siège, et vous limitez les demandes de duplicata ou de justificatifs. – Mobilité totale : vous conservez votre liberté de vous installer partout où vous voulez, tant que cela reste provisoire.
Du côté des inconvénients, il y en a finalement peu, mais on peut en mentionner un ou deux :
– Perception d’instabilité : certains prospects ou partenaires peuvent s’étonner de ne trouver aucune adresse fixe, ce qui peut freiner un peu la confiance au début. – Risques d’amendes en cas d’oubli de déclaration : si vous n’êtes plus réellement itinérant et que vous gardez un local fixe non déclaré, vous vous exposez à des sanctions.
Quelles sont les démarches pour ajouter un second SIRET si besoin ?
Même si vous partez initialement sur un fonctionnement 100 % itinérant, il se peut qu’à un moment donné, vous décidiez de créer un établissement secondaire ou même tertiaire. Dans ce cas, il faut formaliser les choses. Pour demander un second SIRET, vous devez informer votre CFE des changements apportés. Voici les grandes étapes :
– Remplir un formulaire de modification (type M2 pour les sociétés, P2 pour les micro-entreprises, selon votre statut) en indiquant l’adresse du nouvel établissement. – Fournir les pièces justificatives (bail, contrat, justificatif de jouissance) pour établir que vous occupez bien des locaux. – Attendre la validation qui vous donnera votre second SIRET, avec un NIC différent. – Mettre à jour toutes vos informations légales, cartes de visite, factures, etc.
Cette procédure peut sembler un peu lourde, mais en vérité, elle n’est pas plus complexe que la déclaration initiale de votre activité. Simplement, il s’agit d’une étape à ne pas négliger si vous souhaitez développer un véritable point fixe de vente ou de prestation.
À retenir pour démarrer sereinement
Pour résumer, si vous optez pour un service itinérant, vous pouvez parfaitement fonctionner avec un seul SIRET, à condition :
– De n’avoir aucun établissement secondaire permanent autre que votre siège. – De respecter votre objet social ou l’activité déclarée. – De mettre à jour votre situation en cas d’évolution vers un local permanent.
C’est aussi simple que cela. Je le répète, ne vous laissez pas impressionner par la longueur des termes administratifs : un stationnement d’une ou deux journées sur un marché ne vous oblige pas à ouvrir un établissement secondaire. L’administration sait faire la différence entre un entrepreneur nomade et un commerçant qui s’installe durablement.
Au-delà du SIRET : soignez votre gestion interne
Avoir accès à toute la France ou presque, c’est motivant, mais cela implique aussi d’être très rigoureux dans votre organisation : tenue de la comptabilité, gestion des justificatifs de déplacement, facturation, respect des normes d’hygiène (pour la restauration itinérante), gestion de la caisse, assurabilité, etc.
Il m’est arrivé de croiser des entrepreneurs itinérants si passionnés qu’ils en oubliaient presque de faire leurs déclarations TVA dans les délais, ou de mettre à jour leur micro-entreprise. Même si vous aimez bouger et découvrir de nouveaux horizons, prévoyez toujours un minimum de temps administrativement pour être en règle.
Autre conseil issu de mon vécu professionnel : formalisez vos process ! Créez des check-lists ou des plannings pour votre comptabilité, pour la logistique de vos déplacements, et pour la relation client. Un CRM bien paramétré peut vous faire gagner un temps fou, et peut aussi prévenir certains oublis (comme l’envoi d’un devis conforme ou les relances pour factures impayées).
Si la gestion d’une entreprise itinérante reste souvent plus légère que celle d’une boutique classique, il ne faut pas non plus la négliger. Après tout, votre réputation se bâtit aussi sur votre sérieux et votre régularité, que vous soyez sur les routes ou non.
Quand envisager d’ouvrir plusieurs SIRET malgré un statut itinérant ?
Il existe quelques scénarios où vous pourriez paradoxalement vouloir vous-même déclarer un second établissement, alors même que vous êtes itinérant, par exemple :
– Si vous créez un point de stockage ou un lieu d’expédition permanent pour votre e-commerce. – Si vous ouvrez un showroom dans une ville stratégique (même s’il n’est pas toujours occupé, il peut être considéré comme un établissement secondaire). – Si vous décidez de vous associer avec un autre entrepreneur pour un projet annexe, ce qui nécessite la création d’un lieu dédié à cette activité.
Dans tous ces cas, vous formalisez ce nouveau lieu, vous obtenez un SIRET supplémentaire, et vous suivez les obligations légales associées. Le fait d’être itinérant pour votre activité principale ne vous empêche donc pas de développer, en parallèle, d’autres projets sédentaires.
La flexibilité est une force : vous avez la possibilité de rester un pur nomade ou de combiner la vie nomade et sédentaire. L’important est de ne pas se perdre dans les aspects administratifs : gardez en tête qu’un seul SIRET suffit si vous êtes vraiment itinérant, et que vous en aurez besoin de plusieurs dès que vous vous implantez à divers endroits.
Un conseil d’ami : documentez toutes vos décisions
Pour finir, j’aime dire qu’entreprendre, c’est avoir mille projets, mille envies. Mais c’est aussi savoir prendre et assumer les décisions. Si vous décidez de rester à un seul SIRET parce que vous êtes itinérant, notez dans un document interne la logique de cette décision, conservez vos justificatifs de déplacements, et restez vigilant à l’évolution de votre situation.
Il vaut parfois mieux être proactif et déclarer un second établissement plutôt que d’attendre un contrôle pour se rendre compte qu’on aurait dû le faire plus tôt. Cette anticipation vous évite le stress inutile, et vous permet de rester concentré sur ce qui compte vraiment : votre activité.
Voilà, je pense avoir fait le tour de la question. Vous l’aurez compris : oui, un seul SIRET peut couvrir toute la France si vous êtes réellement mobile. C’est une belle opportunité pour les freelances, les food trucks, les artisans ou commerçants qui aiment voyager. Et c’est aussi une responsabilité : celle de bien connaître vos droits et vos obligations, et de ne pas confondre « itinérance » avec « installation temporaire qui devient permanente ».
Je vous encourage vivement à partager vos expériences ou vos questions dans les commentaires (si vous avez la possibilité de le faire sur ce blog ou un forum dédié). Qui sait, vos anecdotes pourraient éclairer d’autres entrepreneurs en plein questionnement. Comme toujours, je reste joignable pour un accompagnement personnalisé ; n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’un coup de pouce ou simplement d’un conseil éclairé.
En attendant, je vous souhaite de belles aventures sur les routes de France ! Et rappelez-vous : un seul SIRET, c’est la liberté de parcourir l’Hexagone sans contraintes inutiles, sauf à s’installer durablement et devoir réévaluer la situation. Bon vent à tous et merci de votre lecture !
Alexandre
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